📌 Mise à jour du 15 septembre 2026 : iQOO fixe la date : l’iQOO 16 sera présenté le 29 septembre à 19 h en Chine, et mis en vente dès la fin de la conférence. L’affiche de lancement réunit enfin les trois coloris — Chasing Light et son dos holographique, Legend en blanc et Racing Track en finition sombre — et la marque promet un modèle standard capable de rivaliser avec les « Pro Max » plus haut de gamme. Le téléphone tournera sous OriginOS 7, basé sur Android 17.
Positionnée comme le fer de lance de la performance brute et de l’e-sport au sein du groupe Vivo, la marque iQOO s’apprête à renouveler son modèle porte-étendard. Alors que les premiers détails techniques avaient émergé au début de l’été, l’apparition du smartphone sur les plateformes de certification chinoises confirme que son officialisation est désormais imminente.
Cette nouvelle génération franchit un cap matériel spectaculaire, bousculant les standards habituels de la catégorie en associant une batterie colossale à la plateforme 2 nm la plus musclée de Qualcomm.
L’annulation du modèle Ultra : pourquoi l’iQOO 16 hérite de tous les superlatifs
Pour comprendre l’ampleur de la fiche technique de l’iQOO 16, il faut se pencher sur les coulisses industrielles de la marque. Face à l’envolée du coût des composants de mémoire — RAM et stockage —, les équipes de développement ont acté l’abandon du modèle Ultra.
Cette décision a une conséquence directe, et très favorable pour le modèle standard : au lieu de répartir ses innovations sur deux appareils distincts pour justifier un Ultra prohibitif, iQOO a regroupé l’intégralité de ses meilleures technologies dans l’iQOO 16 standard.
C’est précisément cet arbitrage qui explique pourquoi un modèle de base hérite d’une batterie de 8 400 mAh, d’un écran 165 Hz et de la puce Pro de Qualcomm. L’iQOO 16 devient à lui seul la vitrine technologique de la gamme.
Écran Samsung 2K à 165 Hz : le saut de fluidité pour le jeu compétitif
Sur le volet de l’affichage, l’iQOO 16 monte d’un cran en adoptant une dalle plate OLED fournie par Samsung, d’une diagonale de 6,85 pouces.
Si la taille de l’écran et la définition 2K resteraient proches des 3 168 × 1 440 pixels de l’iQOO 15, l’évolution maîtresse réside dans le taux de rafraîchissement, qui passe de 144 Hz à 165 Hz.
Ce gain de fluidité apporte trois bénéfices très concrets :
- Une réactivité chirurgicale en jeu : sur les titres compétitifs compatibles (FPS, MOBA), l’affichage à 165 images par seconde réduit la latence et facilite le suivi visuel des cibles en mouvement rapide.
- Une netteté accrue en mouvement : le défilement dans l’interface et les animations système gagnent en précision, sans micro-saccades ni flou.
- Un traitement antireflet : la dalle recevrait un revêtement optique conçu pour atténuer les reflets en plein soleil ou sous un éclairage direct.
Fidèle aux impératifs du jeu mobile, l’écran adopte une structure totalement plate. Cette conception évite les faux contacts sur les bords lors des prises en main à deux pouces en mode horizontal — et accessoirement, elle simplifie beaucoup la pose d’un verre trempé.
Luminosité et technologie LEAD OLED : les déclarations officielles de Wang Ken
Le perfectionnement d’un écran ne se résume pas à son taux de rafraîchissement. Wang Ken, chef de produit de la gamme flagship chez iQOO, s’est exprimé publiquement sur le défi historique qui mobilise les ingénieurs : trouver le juste équilibre entre luminosité de pointe, consommation d’énergie et durabilité de la dalle.
Le problème est bien connu dans l’industrie : pousser la luminosité maximale sollicite excessivement les diodes organiques, ce qui fait exploser la consommation électrique et accélère l’usure de l’écran. Selon Wang Ken, iQOO a franchi un cap majeur en adoptant les dalles 2K LEAD OLED de Samsung Display.
Pour situer les repères techniques établis par la marque :
- L’iQOO 15 et sa fiche technique s’appuyaient sur un matériau électroluminescent M14, atteignant un pic global de 2 600 nits et une luminosité manuelle maximale de 1 000 nits. La dalle proposait également une luminosité minimale descendant à 1 nit, une caractéristique essentielle pour lire son téléphone au lit dans le noir complet sans se brûler les yeux.
- De son côté, l’iQOO 15 Ultra poussait le pic de luminosité local jusqu’à 8 000 nits.
Wang Ken l’affirmait : l’iQOO 16 irait encore plus loin que ses prédécesseurs sur ce terrain. Les chiffres sont arrivés le 14 septembre et lui donnent raison, nous les détaillons un peu plus bas. Ce travail sur l’affichage s’inscrit au cœur d’une rentrée dense aux côtés de l’iQOO Neo 12, présenté en même temps.
La composition de la dalle, elle, vient de se préciser. D’après Digital Chat Station, l’iQOO 16 serait le premier smartphone Android à recevoir le matériau émissif M16 de Samsung Display, associé à une nouvelle génération de la technologie LEAD — celle-là même qui équiperait l’écran pliant d’Apple. Le passage du M14 de l’iQOO 15 au M16 constitue déjà, à lui seul, un saut de deux générations de matériau.
Le principe mérite d’être déplié, car il explique les chiffres annoncés. Une dalle OLED classique porte un filtre polarisant destiné à empêcher la lumière ambiante de se réfléchir sur les pièces métalliques logées derrière les diodes. Ce filtre remplit son office, mais il absorbe au passage une grande partie de la lumière que l’écran produit. La technologie LEAD le supprime et le remplace par une structure de filtres gravés directement sur la dalle par nano-lithographie. Les gains revendiqués :
- +40 % de lumière transmise : à puissance égale, davantage de photons sortent de l’écran au lieu d’être arrêtés par le polariseur.
- −44 % de consommation : conséquence directe de la précédente. Pour afficher la même luminosité, les diodes travaillent moins, ce qui compte sur un téléphone de jeu tenu à pleine luminosité pendant une heure.
- +50 % de durée de vie : des diodes moins sollicitées vieillissent plus lentement, ce qui repousse le marquage de l’écran.
Angles de vision et fidélité des couleurs profiteraient également du changement. L’informateur annonçait enfin une présentation commune avec Samsung Display, décrite comme une première pour le secteur. Elle a eu lieu le 14 septembre, et iQOO y a chiffré de son côté le gain de la dalle sans polariseur à environ 30 % de consommation en moins, en conservant la définition 2K et les 165 Hz — une valeur plus prudente que les 44 % avancés pour la technologie LEAD en général.
Officiel : le premier écran 2K à 165 Hz au monde, co-développé avec Samsung Display
Le 14 septembre, lors d’une conférence consacrée à l’affichage et organisée avec Samsung Display, iQOO a levé le voile sur sa dalle. L’iQOO 16 sera le premier smartphone au monde doté d’un écran 2K à 165 Hz, sur une technologie baptisée 2K LEAD 2.0 et développée conjointement par les deux entreprises. Le partenariat dépasse la simple commande de composants : il couvre le matériau émissif M16 — l’iQOO 16 est bien le premier appareil Android à en profiter, comme l’annonçait Digital Chat Station —, un circuit de pilotage conçu pour la haute fréquence et une ligne de production dédiée aux modèles phares de la marque.
Les chiffres de luminosité, que la marque gardait pour la conférence, sont désormais connus :
- 1 100 nits en réglage manuel : la valeur qui compte au quotidien, celle que l’on atteint en poussant soi-même le curseur. L’iQOO 15 s’arrêtait à 1 000 nits.
- 2 800 nits sur l’ensemble de l’écran : le pic global, déclenché automatiquement en plein soleil, soit 200 nits de plus que les 2 600 nits de l’iQOO 15.
- 10 000 nits en pic local : atteints sur une petite portion de l’image, un reflet ou une source lumineuse dans une vidéo HDR. L’iQOO 15 Ultra plafonnait à 8 000 nits.
Le travail porte aussi sur la couleur. La dalle couvre 1,24 fois l’espace colorimétrique P3 et chaque écran est calibré individuellement. iQOO annonce une uniformité des couleurs améliorée de 39,6 % et une uniformité de luminosité en hausse de 22,3 % par rapport à la génération précédente, grâce à un algorithme maison qui compense couleur et luminosité au niveau du sous-pixel. La marque revendique une précision colorimétrique de ±0,001, un chiffre que les mesures indépendantes devront confirmer, et un taux de luminosité de 100 % dès la première image : l’écran affiche d’emblée la luminosité demandée, sans montée progressive.
Côté jeu, une nouvelle puce tactile échantillonne jusqu’à 5 000 Hz en instantané et 500 Hz à plusieurs doigts, et la technologie maison Q-flex réduit le délai entre le toucher et l’action à l’écran. Pour le confort visuel, la liste est longue : gradation DC à pleine luminosité, PWM jusqu’à 3 300 Hz pour rendre le scintillement imperceptible en basse lumière, affichage en lumière naturelle non polarisée, mode anti-éblouissement pour le jeu et trois photorécepteurs qui mesurent la lumière ambiante sur toute la surface de l’appareil.
Le dos de l’iQOO 16 se montre : un large module carré et un liseré lumineux
Sur le plan visuel, l’iQOO 16 opère une rupture nette avec son prédécesseur. L’îlot photo centré cède la place à un large module carré aux coins très arrondis, installé dans l’angle supérieur gauche. Deux rendus mis en circulation le 3 septembre en donnent enfin une image.

Les trois objectifs y sont reliés par un liseré qui dessine une boucle triangulaire à l’intérieur du module, une géométrie que l’on ne rencontre guère ailleurs. Sur la finition noire, ce liseré s’illumine en bleu et se prolonge en diagonale jusqu’au bas de la coque, sur un dos traité en facettes qui évoque une plaque de machine. La mention MONSTER INSIDE, gravée verticalement le long du bord gauche, reprend le slogan que la marque emploie depuis ses débuts.
Le second rendu présente une finition blanche, unie et dépourvue de tout éclairage, dont le cadre clair adopte des tranches nettement arrondies. C’est un détail qui compte pour un téléphone de jeu : sur une session d’une heure en mode paysage, ce sont ces arêtes-là qui marquent les paumes.

Une réserve s’impose sur ces deux visuels. Le média qui les diffuse indique lui-même ne pas en connaître la provenance, et rien n’est venu d’iQOO pour les confirmer. Ils concordent avec ce que nous savons de l’appareil — trois objectifs, écran plat, module déporté dans l’angle — mais tant que la marque n’aura pas publié ses propres images, ce design reste une hypothèse crédible et non un fait acquis.
Cette réserve vient d’être levée pour l’essentiel. Le 8 septembre, iQOO a publié sa première affiche officielle : elle annonce l’iQOO 16 et l’iQOO Pad Ultra pour la fin du mois, et montre les deux modules photo en vue transparente.

Le module de gauche, celui de l’iQOO 16, confirme l’essentiel des rendus : le carré aux angles très arrondis, les trois objectifs disposés en triangle, et la boucle qui les relie. Ce que l’affiche ne dit pas, c’est si cette boucle s’illumine — et Digital Chat Station apporte là-dessus une nuance qui compte : l’exemplaire d’ingénierie qu’il a vu n’a pas de liseré lumineux. Un prototype n’est pas un produit fini, mais le doute est désormais posé.
Le même informateur décrit un module noir, en léger relief, portant la mention « 100X Tele Lens » gravée dans son angle supérieur gauche, avec un flash circulaire en haut à droite. C’est la première indication chiffrée sur le zoom de l’appareil, alors que le facteur de grossissement n’avait jamais été arrêté. Il s’agit très probablement du grossissement numérique maximal et non d’un zoom optique : c’est ainsi que cette mention se lit sur tous les téléphones qui l’affichent.
Les configurations mémoire sont connues elles aussi : 12 Go + 256 Go, 12 + 512, 16 + 512 et 16 Go + 1 To, réparties sur trois éditions dont les noms chinois se traduisent par « Circuit », « Légende » et « Chasseur de lumière ».
Le changement répond d’abord à une logique ergonomique. En dégageant le centre de la plaque arrière, le téléphone libère l’espace où viennent naturellement reposer les doigts quand on le tient à l’horizontale pendant une partie. On évite ainsi de salir les lentilles, et surtout cette gêne sous les doigts qui finit par se rappeler à vous au bout d’une heure de jeu.
Le 11 septembre, iQOO est allé au bout de la démarche en publiant un rendu complet de l’appareil. La réserve posée plus haut tombe donc pour de bon, au moins sur cette finition : le dos de l’iQOO 16 n’est plus une hypothèse.

Le coloris s’appelle Chasing Light, et son dos holographique repose sur ce qu’iQOO décrit comme une imagerie holographique par laser, une première selon la marque. Quatre opérations de précision se superposent pour produire un effet de relief qui tient quel que soit l’angle de vue : quand l’appareil bouge, des motifs rouges se croisent avec des coulées de lumière bleue, si bien que la teinte change au lieu de rester fixe. Deux autres finitions accompagneront celle-ci, Racing Track et Legend — ce sont les noms officiels des éditions dont nous ne connaissions jusqu’ici que la traduction approximative des appellations chinoises.
Le module photo suit la même intention. iQOO dit s’être inspiré d’un hublot de vaisseau spatial, un langage de design qu’il baptise Tomorrow’s Porthole : les trois objectifs sont reliés par une structure mécanique qui dessine, vue de loin, une marque de navigation. L’îlot repose sur un motif technique hexagonal et fait appel à du verre transparent.
Le rendu règle enfin un point resté en suspens. La mention « 100X » décrite par Digital Chat Station le 8 septembre est bien présente, gravée en rouge dans la partie haute de l’îlot. Notre lecture ne change pas pour autant : sur tous les téléphones qui l’affichent, ce nombre désigne le grossissement numérique maximal, et rien dans la communication d’iQOO ne dit le contraire à ce stade.
Le 15 septembre, l’affiche de lancement a réuni les trois finitions pour la première fois. Racing Track habille le téléphone d’un bleu nuit presque noir, mat, avec un îlot photo assorti ; Legend joue la carte d’un blanc uni et lumineux ; Chasing Light reste la seule à porter le dos holographique. Sur les trois, le carré photo garde la même architecture : trois objectifs en triangle, la mention « 100X » en haut de l’îlot et le flash posé à l’extérieur, en haut à droite du dos.

Ces rendus officiels referment la parenthèse des images apparues le 3 septembre : aucune des trois finitions ne montre de liseré lumineux ni d’inscription MONSTER INSIDE gravée le long du dos, le slogan restant cantonné aux affiches. Ils vont dans le sens de l’exemplaire d’ingénierie décrit par Digital Chat Station, dépourvu d’éclairage.
Trois capteurs de 50 Mpx : un module photo plus ambitieux que prévu
Si la gamme iQOO est avant tout conçue pour offrir des performances extrêmes en jeu, le constructeur ne compte pas faire l’impasse sur la partie optique. Selon les dernières révélations de Digital Chat Station, l’iQOO 16 serait actuellement en cours d’évaluation avec un ensemble arrière plus complet qu’anticipé, intégrant trois capteurs affichant tous une définition de 50 mégapixels :
- Capteur principal de 50 Mpx (1/1,3 pouce, ouverture f/1,68) : pressenti pour employer le capteur OmniVision OV50Q, ce module est à la fois le plus grand et le plus lumineux de l’appareil. Une grande ouverture associée à un capteur de cette taille constitue le nerf de la guerre en basse lumière, permettant de capter un maximum de clarté de nuit tout en limitant le bruit numérique.
- Ultra grand-angle de 50 Mpx (ouverture f/2,0) : un objectif dédié aux plans larges assurant un piqué constant sur toute la surface de l’image.
- Téléobjectif périscopique de 50 Mpx (1/1,95 pouce, ouverture f/2,65) : une optique périscopique pensée pour les prises de vue à distance avec un niveau de détail élevé.
- Caméra frontale de 32 Mpx : elle apparaît pour la première fois dans les indiscrétions. La définition reste en retrait des 50 Mpx que plusieurs concurrents installent à l’avant, un arbitrage cohérent sur un appareil dont la vocation première est le jeu.
Le leaker précise également que la structure interne adopterait une disposition inversée des lentilles. Il s’agit ici de l’ordre d’intégration et de l’empilement des optiques à l’intérieur du bloc photo, un choix d’ingénierie distinct du simple déplacement physique de l’îlot dans le coin supérieur.
À ce stade, les capacités exactes en matière de grossissement optique (facteur de zoom du téléobjectif) et de prise de vue macro n’ont pas encore été arrêtées. Cependant, l’harmonisation de l’ensemble du bloc arrière à 50 Mpx garantit un avantage technique direct : une cohérence optimale de colorimétrie, de texture et de piqué lors du basculement d’une focale à l’autre.
Snapdragon 8 Elite Gen 6 Pro et puce graphique dédiée : le plein potentiel du 2 nm
Sous le capot, l’iQOO 16 ferait appel à la plateforme Qualcomm la plus évoluée du moment, portant la référence SM8975.
Il s’agit du nouveau Snapdragon 8 Elite Gen 6 Pro, gravé en 2 nm par TSMC. Comme nous l’analysions dans notre décryptage complet du Snapdragon 8 Elite Gen 6, cette déclinaison Pro se distingue de la version standard non par sa fréquence — le processeur est identique, organisé en 2+3+3 cœurs et culminant à 5,01 GHz — mais par son sous-système graphique : GPU Adreno 850, 18 Mo de mémoire graphique dédiée et prise en charge de la LPDDR6. Cette mémoire élargie permet de traiter les textures lourdes en circuit fermé, ce qui réduit la chauffe et prévient les baisses de régime.
Pour épauler ce processeur, iQOO intégrerait une puce maison dédiée à l’affichage, désormais nommée : la Q4. Ce coprocesseur prend en charge l’interpolation d’images — de quoi afficher à 120 ou 165 Hz des jeux bridés à 60 par leurs développeurs — ainsi que la super-résolution en temps réel, soulageant d’autant le processeur principal.
Son rôle irait toutefois bien au-delà. Selon WHYLAB, la Q4 servirait surtout un lancer de rayons applicable à toutes les scènes de jeu, avec deux apports que le mobile n’avait pas encore connus :
- Les sources de lumière ponctuelles virtuelles : jusqu’ici, l’éclairage d’une scène de jeu mobile était en grande partie calculé à l’avance et peint dans les textures. Une source ponctuelle éclaire réellement ce qui l’entoure, et projette des ombres qui bougent avec elle.
- La superposition du HDR : les écarts entre les zones sombres et les points les plus lumineux de l’image sont restitués sur toute l’amplitude de la dalle, au lieu d’être écrasés vers une luminosité moyenne.
Une comparaison diffusée par la même source montre l’écart sur une scène d’intérieur éclairée par un vitrail : sans le lancer de rayons, le sol reste uniformément clair ; avec, la lumière colorée du vitrail se dépose en flaque sur le dallage et réchauffe les colonnes autour. iQOO présente ces effets comme réservés jusqu’ici aux consoles, et affirme que la plupart des jeux populaires seraient déjà compatibles. Luo Feng, chez le constructeur, avait par ailleurs indiqué que les captures d’écran de jeu pourraient atteindre la définition 8K, avec des paramètres ajustables par le joueur.
Batterie de 8 400 mAh et recharge 100 W certifiée
L’autonomie s’annonce comme l’argument le plus percutant de cette fiche technique. Le chiffre vient de bouger : après avoir évoqué environ 8 500 mAh, Digital Chat Station est revenu sur son estimation le 5 septembre pour annoncer 8 400 mAh. Cent milliampères-heures de moins ne changent rien à l’usage — on parle de quelques minutes sur une journée — mais l’écart mérite d’être noté, parce que c’est désormais la valeur que l’informateur donne pour définitive. La cellule utiliserait des composants à haute densité en silicium-carbone, seule façon connue de loger une telle capacité sans épaissir démesurément le téléphone.
Côté recharge, les protocoles ont été validés par l’organisme chinois 3C :
- Recharge rapide filaire 100 W
- Recharge sans fil 40 W — soit le niveau de la génération précédente.
L’association d’une cellule de 8 400 mAh, de la sobriété du 2 nm et d’une charge de 100 W vise directement les joueurs nomades — ceux pour qui le pourcentage de batterie à 19 h est un sujet.
Équipement : audio symétrique, haptique 0916 et double étanchéité
- Haut-parleurs stéréo symétriques (série 1115) : deux chambres acoustiques équivalentes en haut et en bas du châssis, pour une séparation nette — indispensable pour localiser des bruits de pas dans un jeu d’action.
- Moteur haptique sur axe X (série 0916) : un actionneur linéaire générant des vibrations percutantes et nuancées à la frappe comme en jeu.
- Lecteur d’empreintes 3D à ultrasons sous l’écran : nettement plus rapide et fiable qu’un capteur optique, y compris avec les doigts humides.
- Double certification IP68 et IP69 : résistance à l’immersion prolongée et aux projections d’eau à haute pression.
- Connectique et photo : port USB-C 3.2 pour des débits élevés et la sortie vidéo filaire, et capteur principal de 50 Mpx OmniVision OV50Q.
- Système : OriginOS 7, basé sur Android 17, installé d’origine.
Prix et disponibilité de l'iQOO 16
L’obtention de la certification 3C chinoise sous la référence V2606A indique que les lignes d’assemblage sont prêtes.
iQOO a fixé la date : l’iQOO 16 sera présenté le 29 septembre 2026 à 19 h en Chine, et mis en vente dès la fin de la conférence. Il devrait ainsi figurer parmi les tout premiers smartphones à inaugurer la nouvelle puce Qualcomm en 2 nm.
La marque en fait un argument de positionnement : bien que présenté comme le modèle standard, l’iQOO 16 offrirait selon elle un matériel et des fonctions capables de rivaliser avec les modèles « Pro Max » plus haut de gamme. Aucun tarif n’a encore été communiqué.
La marque ne viendra pas seule à ce rendez-vous : elle a commencé à teaser une tablette compacte, animée elle aussi par une puce de la série Snapdragon 8 Elite Gen 6. Les deux appareils devraient être présentés dans la même fenêtre.
Fiche technique pressentie de l’iQOO 16
| Composant | Caractéristiques pressenties |
|---|---|
| Écran | Plat 6,85 pouces, Samsung OLED 2K (proche de 3 168 × 1 440 px), matériau émissif M16, dalle 2K LEAD 2.0 co-développée avec Samsung Display (officiel) |
| Rafraîchissement | 165 Hz — premier écran 2K à 165 Hz au monde (officiel), traitement antireflet |
| Luminosité | 1 100 nits (manuel) · 2 800 nits (global) · 10 000 nits (pic local) — officiel |
| Couleur et confort | 1,24 × P3, calibrage écran par écran, PWM 3 300 Hz, gradation DC |
| Tactile | 5 000 Hz en instantané, 500 Hz multipoint, technologie Q-flex |
| Processeur | Qualcomm Snapdragon 8 Elite Gen 6 Pro (SM8975, 2 nm TSMC), 2+3+3 cœurs, 5,01 GHz |
| Puce secondaire | Puce maison Q4 (lancer de rayons, interpolation, mise à l’échelle) |
| Système | OriginOS 7 (Android 17) |
| Mémoire vive | Prise en charge LPDDR6 |
| Configurations | 12 Go + 256 Go, 12 + 512, 16 + 512 et 16 Go + 1 To |
| Capteur photo principal | 50 Mpx (OmniVision OV50Q, 1/1,3″, f/1,68) |
| Capteur ultra grand-angle | 50 Mpx (f/2,0) |
| Téléobjectif périscope | 50 Mpx (1/1,95″, f/2,65, disposition inversée) |
| Caméra frontale | 32 Mpx |
| Batterie | 8 400 mAh, cellule haute densité |
| Recharge | 100 W filaire (certifiée 3C) + 40 W sans fil |
| Audio et haptique | Haut-parleurs symétriques 1115, moteur axe X 0916 |
| Biométrie et étanchéité | Empreintes 3D à ultrasons, IP68 et IP69 |
| Connectique | USB-C 3.2 |
| Finitions | Chasing Light (dos holographique), Racing Track et Legend — noms officiels iQOO |
| Lancement | 29 septembre 2026 à 19 h en Chine, mise en vente immédiate (officiel) |
iQOO 16 contre iQOO 15 : les évolutions majeures
- Affichage plus fluide : 165 Hz contre 144 Hz sur l’iQOO 15.
- Luminosité et endurance de la dalle : 1 100 nits en manuel et 2 800 nits sur tout l’écran, contre 1 000 et 2 600 nits sur l’iQOO 15.
- Architecture 2 nm Pro : passage au Snapdragon 8 Elite Gen 6 Pro, avec 18 Mo de mémoire graphique et prise en charge de la LPDDR6.
- Batterie renforcée : 8 400 mAh, soutenue par une charge 100 W certifiée.
- Ergonomie et optique revues : bloc photo carré compact en haut à gauche, prise en main dégagée et triple capteur de 50 Mpx.
Conclusion
En récupérant l’ensemble des innovations initialement prévues pour une version Ultra, l’iQOO 16 s’impose comme une proposition particulièrement agressive pour l’automne 2026. L’alliance du premier écran 2K à 165 Hz au monde, du Snapdragon 8 Elite Gen 6 Pro et d’une batterie de 8 400 mAh en fait l’un des appareils les plus complets pour qui cherche de la puissance continue sans sacrifier l’endurance.
Nous actualiserons cette page dès la conférence du 29 septembre. En attendant, vous pouvez découvrir l’ensemble des smartphones Vivo disponibles à notre boutique, ainsi que notre sélection de coques Vivo et de chargeurs rapides.
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